Bel outil de défiscalisation à l’entrée, le PER peut constituer une alternative intéressante à l’assurance vie pour préparer sa retraite. Mais pas pour tout le monde.

220 milliards d’euros d’encours d’un côté, 1 700 milliards d’euros de l’autre… Ces deux chiffres suffisent à mesurer le fossé qui sépare les produits d’épargne retraite supplémentaire des supports d’assurance vie. Certes, les premiers ont un objet beaucoup plus restrictif que les seconds. Mais cette différence ne suffit pas à expliquer l’écart d’attractivité. En mars 2019, une étude d’Ipsos pour le Cercle des épargnants révélait que 44 % des Français considéraient l’assurance vie comme le meilleur produit d’épargne retraite, très loin devant le Livret A (13 %) et le plan d’épargne retraite populaire (Perp)

Avec l’arrivée du plan épargne retraite (PER), personne ne prédit un bouleversement radical du paysage. Mais délesté de deux boulets majeurs – la sortie exclusive en rente et l’impossibilité du déblocage pour l’achat du logement -, le plan d’épargne retraite devient un dispositif autrement plus intéressant. Son argument massue ? La déductibilité des versements de l’assiette de l’impôt sur le revenu. Un exemple ? Si vous êtes imposé au taux marginal de 30 %, il ne vous en coûtera que 700 euros pour verser 1 000 euros sur votre PER. A effort financier égal, vous n’investiriez que 700 euros sur votre contrat d’assurance vie. A l’entrée, le PER mène donc largement au score. 

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