Au menu, la baisse des taux d’intérêt et son impact sur le rendement des fonds en eurosIls ne sont pas une fatalitéIls remonteront un jour. Il faut dépolitiser la politique monétaire.

Elle doit être au service non pas d’un homme, mais d’un pays, pour stabiliser les prix, la valeur de la monnaie et l’emploi. Les banques centrales, Fed ou BCE, doivent rester indépendantes. C’est écrit dans leurs statuts.

Les Etats sont suffisamment grands. Les élus de la République doivent tout faire pour gérer de bonnes finances publiques et ne pas laisser aux jeunes générations, présentes ou futures des montagnes de dettes. Ils doivent aussi laisser les banques centrales tranquilles ! Il est désagréable d’hériter de dettes.

L’Afer a aussi rappelé à ses adhérents que tous les taux ne sont pas négatifs. Ils ont même commencé à remonter. Seuls, environs 20% de la dette de 65.000 milliards d’euros sont aujourd’hui à taux négatifs.

L’Afer préfère laisser aux investisseurs étrangers la souscription de tels titres publics.

Son portefeuille, près de 56 milliards d’euros, continue d’être riche, précise Gérard Bekerman, car il a été largement diversifié vers des investissements plus performants comme les PME, le private equity, les crédits aux entreprises ou encore l’immobilier.

L’Afer reste confiante sur les fonds généraux. Les taux négatifs, c’est bon pour ceux qui ont des dettes, en premier lieu les Etats, mais mauvais pour les épargnants qui ne peuvent même plus espérer une rémunération convenable de leur épargne.

Il est normal que les banques centrales apportent leur soutien aux Etats, mais cela doit se faire avec modération, dans la mesure et pas sur le dos des épargnants. 

Et l’Afer de conclure que si la sécurité a permis une juste rémunération de l’épargne en assurance vie, il est temps de rechercher plus d’opportunités, de s’ouvrir vers les marchés (la France a gagné plus de 20% depuis le début de l’année), de mieux diversifier.

Mais l’Afer reste opposée à toute mesure contraignante pour ses adhérents. Ils sont libres de gérer leur épargne comme ils l’entendent. Les restrictions imposées par certains assureurs ne la concernent pas.

L’Afer n’est pas dans le marché. Elle a toujours été un modèle associatif libre. Et surtout, elle doit encore plus s’engager vers l’économie verte, la French Tech, les vraies richesses de demain. Les belles actions peuvent aussi être de belles affaires…

Extrait du communiqué publié hier dans Challenges, suite à la réunion à Orléans, de l’Afer présidée par Gérard Bekerman.

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