Choisir son sapin : bien s’aiguiller pour fêter Noël

La rédaction – publié le 09/09/2019 à 14:30

Le choix du sapin de Noël est bien souvent un éternel casse-tête. Artificiel, naturel, en pot, en motte ou touffu, difficile de s’y retrouver. Quelques conseils pour bien choisir son sapin et allier festivités, économies et écologie.

Synthétique ou naturel, l’éternel combat

“Couper les sapins pour les fêtes de Noël participe à la déforestation” : c’est le leitmotiv de nombreux foyers qui préfèrent la version synthétique du roi des forêts. Gare aux idées reçues ! Même s’il est certes réutilisable plusieurs années, le sapin artificiel est loin d’être écolo. Qu’il soit en plastique, aluminium ou PVC, sa production est très polluante, sans oublier qu’il est souvent fabriqué à l’autre bout de la planète…Les sapins naturels, quant à eux, ont tout bon sur le plan écologique : ils absorbent le CO2 pour produire de l’oxygène, ils peuvent être replantés et ils sont biodégradables ! Depuis quelques années, des plantations agricoles sont même spécialement dédiées à la production de sapin de Noël, ce qui limite les effets néfastes sur nos belles forêts. Pour être certain de faire le bon choix, le label FSC (Forest Stewardchip Council) certifie la gestion durable et écologique de la forêt dans lequel votre sapin a poussé.Et les économies dans tout ça ?Les sapins artificiels ont une durée de vie moyenne de 3 ans. Au delà, ils ternissent, s’affaissent et font grise mine dans notre salon. On finit par les changer et… ça se ressent sur le budget ! Au final, on aura dépensé plus qu’en achetant un sapin végétal chaque année. Un sapin artificiel peut en effet coûter jusqu’à 150 € pour les plus résistants ! L’arbre naturel, lui, revient en moyenne à 30 €. Alors plus d’hésitation, pour un Noël radin et écolo, on mise sur le naturel.

Espèces et formes, comment s’y retrouver ?

L’épicéa et le Nordmann sont les stars incontestées de Noël. Cependant, ces deux espèces présentent des caractéristiques bien différentes.L’épicéa doit sa réputation à sa bonne odeur : à peine entré dans nos salons, il diffuse le parfum envoutant des fêtes de Noël, et nous met instantanément dans l’ambiance. Mais ses fines aiguilles sont bien souvent un calvaire lorsqu’elles commencent à tomber, au bout de deux semaines environ.Voilà pourquoi le Nordmann est devenu au fil des ans le chouchou des ménagères. Il ne perd pas ses aiguilles et résiste plus facilement à la chaleur, ce qui évite de nombreux coups de balai. Par contre, adieu aux senteurs de résine : le Nordmann est totalement inodore. Compter entre 15 et 20 € pour un épicéa traditionnel, contre 27 à 35 € pour un Nordmann. Et oui, la facilité a un prix !Une fois l’espèce choisie, reste à savoir sous quelle forme acheter son sapin. En motte, en pot ou sur un trépied : tout est possible ! Attention, sans ses racines, impossible de replanter l’arbre après Noël. Alors si on souhaite être écolo jusqu’au bout, on évite le sapin coupé et on préfère un sapin en pot, idéal pour lui donner une seconde vie.

Choisir un sapin qui dure, c’est possible ?

Beau et touffu à son arrivée, le sapin a tendance à s’affaisser à mesure que les fêtes approchent. Quelle que soit l’espèce ou la forme, c’est une fatalité. Voici tout de même quelques conseils pour limiter les dégâts, dès le moment du choix.Au moment de l’achat : méfiance ! Certains sapins coupés trop tôt sont déjà sur le déclin avant même d’entrer dans le salon. Les producteurs utilisent de nombreuses techniques pour tromper les apparences. L’astuce : pince l’une des branches et tire-là d’un coup sec vers toi. Un sapin fraîchement coupé laissera tomber 5 ou 6 aiguilles maximum, pas plus.L’installation : le sapin ne doit pas entrer trop tôt dans la maison. Plus il sera exposé à la chaleur et la sécheresse de nos intérieurs, moins longtemps il résistera. Si vous souhaitez tout de même l’acheter tôt, essayez de le laisser au maximum à la fraîcheur : dans une cave, un garage, ou à l’extérieur. Une fois dans la maison, le sapin ne doit jamais être installé trop près d’une source de chaleur (cheminée ou radiateur), qui lui fera perdre ses aiguilles et sa vitalité aussi vite que le passage du Père-Noël. Dernier conseil : laissez votre sapin s’acclimater un jour avant de le décorer, pour préserver la vigueur de ses branches.Maintenant que vous êtes bien aiguillé, il ne reste plus qu’à savoir où acheter votre sapin. Gare aux apprentis bûcherons qui tenteraient d’aller couper seuls leur arbre dans la forêt : autorisée au Canada, cette pratique est strictement interdite en France !

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