Le Prêt à taux zéro sauvé, même en zones rurales
Bonne nouvelle si vous souhaitez acheter cette année votre résidence principale : le prêt à taux zéro est maintenu. Petites communes comprises, finalement. Par Nathalie Coulaud Publié Le Monde du 02.01.20

A compter de ce mois de janvier, le prêt à taux zéro (PTZ) devait à l’origine être réservé aux ménages acquérant leur résidence principale dans une grande agglomération. Mais retournement de dernière minute : il reste finalement possible d’en profiter aussi bien dans les zones classées A, A bis et B1, c’est-à-dire dans les grandes villes, que dans les zones B2 ou C, les petites villes et les zones rurales. Cette mesure a été votée par les parlementaires contre l’avis du gouvernement, elle figure dans la loi de finances pour 2020 promulguée le 28 décembre 2019. « Alors que la crise des « gilets jaunes » a mis en avant la fragilité des territoires ruraux, elle va mettre le pied à l’étrier de nombreux ménages qui ont besoin de se loger en dehors des grandes villes. Il s’agit d’un dispositif essentiel dans le parcours résidentiel des ménages », estiment Les Constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (LCA-FFB). Le principe du crédit à taux nul reste inchangé : le ménage rembourse, durant au maximum vingt-cinq ans, seulement le capital emprunté, les intérêts qui rémunèrent la banque sont pris en charge par l’Etat. Ce dispositif concerne principalement les logements neufs. Lire aussi Prêt immobilier : attention au piège du « tout compris »…
Dans la mesure où les taux d’intérêts sont bas, l’économie à la clé peut sembler faible, mais « elle représente tout de même quelques milliers d’euros pour un emprunt de 170 000 euros et sans ce coup de pouce, des ménages gagnant 2 000 euros par mois ne peuvent pas accéder à la propriété », explique Damien Hereng, président de la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles. Sous condition de ressources
Le PTZ est destiné à des familles relativement modestes. Il faut en effet, pour y accéder, respecter des plafonds de ressources, variables en fonction de la localisation du bien immobilier. Une famille avec deux enfants devra ainsi gagner au maximum 74 000 euros par an en zone A et A bis, 60 000 euros en zones B1, 54 000 euros en zone B2 et 48 000 euros en zone C (est pris en compte le revenu fiscal de référence du foyer). Ce prêt à taux zéro ne peut financer la totalité de l’acquisition et doit venir en complément d’un emprunt classique. La somme accordée varie selon les lieux. Pour les ménages souhaitant investir dans les zones chères (A, A bis et B1), le crédit pourra représenter jusqu’à 40 % du coût total de l’opération. En zones B2 et C en revanche, seuls 20 % peuvent ainsi être pris en charge. Le coût total pris en compte pour calculer le montant du prêt est également plafonné. A 200 000 euros, par exemple, si le logement est destiné à être habité par une famille de quatre personnes en zone C. Dans ce cas, le PTZ ne pourra pas dépasser 40 000 euros (20 % de 200 000 euros). Pour la même famille s’installant en zone B2, le coût maximal pris en compte sera de 220 000 euros et le PTZ ne pourra dépasser 44 000 euros.

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