Selon le dernier baromètre Crédit Logement CSA, en avril, le taux fixe moyen toutes durées confondues, se situait à 1, 17 %. C’est 5 points de base de plus qu’en décembre dernier, où il était à 1, 12%.

Dans le détail, taux fixe moyen :

  • 0,96 % sur 15 ans
  • 1, 13 % sur 20 ans
  • 1, 38 % sur 25 ans

Certes, les taux d’intérêt remontent légèrement mais ils sont toujours très bas.  Jusqu’à quand ? Autre impact, le taux d’usure qui prend en compte le taux d’intérêt et l’assurance emprunteur. Depuis le 1er avril, le taux fixe d’un crédit immobilier sur 20 ans ou plus, ne peut dépasser 2, 51 % ce qui pénalise de nombreux acquéreurs potentiels.

Les conditions d’octroi des crédits immobiliers

L’attitude des banques dans les conditions d’octroi des crédits est déterminante. Depuis le début de l’année, les banques sont incitées par les hautes autorités financières à limiter les prêts au-delà de 25 ans, à demander plus d’apport personnel, être plus stricte sur la règle des 33 %. Dans ce contexte, les profils les plus fragiles comme primo-accédants sont les premiers touchés par le durcissement des conditions d’accès au crédit immobilier. Ce que confirme le courtier Cafpi qui révèle qu’en avril, la part des primo-accédant a été en forte baisse. Ci-dessous les taux de Cafpi en régions.

Les recommandations des hautes autorités financières se sont exprimées avant la crise sanitaire. Qu’en sera-t-il demain ? Certes, il faut veiller au risque de surendettement mais attention à ce que cela n’agisse comme un frein à la reprise. Pour que la demande reparte dans les meilleures conditions, les banques devront ajuster leur taux et assouplir des critères pour aider les différents marchés à redémarrer. En ce sens, la solvabilité des acquéreurs est le critère clé.

Entre vert et rouge : L’évolution de la valeur des biens 

Eclatement de la bulle immobilière pour les uns, pierre valeur refuge pour les autres…L’évolution des prix de l’immobilier est difficilement mesurable aujourd’hui. A date, par manque de recul, il n’y pas de statistiques suffisamment fiables et il est encore trop tôt pour établir des moyennes en prenant en compte l’impact du confinement et les conséquences économiques. Certes, il y a des cas particuliers, des baisses sensibles ici ou là mais pas de quoi en tirer des généralités. Il faudra attendre plusieurs semaines voire le mois de septembre afin d’avoir une idée beaucoup plus précise des évolutions notables des prix dans les différents marchés du neuf et de l’ancien.

D’ici là, vont se télescoper des marchés immobiliers à plusieurs vitesses. Des marchés de priorité (les urgences et les reports), de nécessité (les ventes suite à des faillites et des difficultés financières), d’opportunité (de bonne affaires à saisir) et de réalité (économique).

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