Privilégier la consommation aujourd’hui au détriment des lendemains assurés n’est certes pas le choix le plus judicieux. Mais à l’heure où l’on a perdu son revenu habituel, piocher, à contrecœur, dans sa future retraite peut bien être le seul moyen de survivre pour bon nombre de travailleurs non salariés. La 3ème loi de finances rectificative pour 2020 prévoit justement cette possibilité, à titre exceptionnel et jusqu’à fin 2020.

Les indépendants qui choisiront de racheter une partie de leur épargne accumulée sur un contrat PER ou Madelin pourront donc le faire cette année, dans la limite de 2.000 €. Il s’agit bien du montant global, quel que soit le nombre de contrats détenus.

Des rachats partiels autorisés sous conditions

« Les contrats dits « Madelin » ou « Madelin agricoles » ainsi que les nouveaux plans d’épargne retraite individuels (PER) issus de la loi Pacte et créés le 1er octobre 2019 pourront faire l’objet d’un rachat total ou partiel par les assurés ou titulaires ayant le statut de travailleurs non-salariés dans la limite de 2.000 € », peut-on lire dans l’exposé des motifs du projet de loi. Les sommes rachetées seront soumises aux prélèvements sociaux mais seront exonérées d’impôt sur le revenu.

Le rachat anticipé d’une partie de son épargne retraite était également possible avant l’épidémie de Covid-19, mais tout rachat devait être justifié : invalidité, surendettement, décès du conjoint, cessation d’activité pour cause de liquidation judiciaire, expiration des droits au chômage, acquisition de la résidence principale… En 2020, un rachat partiel pourra donc se faire sans justificatif.

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