Le 07/07/2020

Malgré la baisse continue des taux d’intérêt des obligations, qui pèse sur le rendement de l’assurance-vie, la collecte nette s’est maintenue à un niveau élevé en 2019, principalement sur les fonds en euros.

Cette collecte nette résulte de la différence entre :

– la collecte de primes brutes, qui atteint un niveau historiquement élevé à 123,8 milliards d’€ (contre 123,5 milliards d’€ en 2018) ;

– et les prestations versées par les assureurs qui se sont maintenues au niveau de 2018, soit 103,4 milliards d’€. Ces prestations comprennent les capitaux versés par les assureurs aux bénéficiaires des contrats dénoués et les rachats effectués par les souscripteurs sur leurs contrats.

Ces chiffres sont surtout à mettre à l’actif des supports en euros, qui ont connu en 2019 une collecte nette record de 15,3 milliards d’€ (contre une décollecte de – 1,2 milliards d’€ en 2018). En revanche la collecte nette sur les unités de compte a été divisée par 4 par rapport à 2018 et s’est élevée à 5,1 milliards d’€. Cette tendance favorable aux supports en euros a toutefois commencé à s’inverser au quatrième trimestre, en raison notamment du rendement négatif des obligations et de la politique commerciale des assureurs encourageant les unités de compte.

La collecte brute n’ayant pas connu de hausse marquante entre 2018 et 2019, deux éléments permettent d’expliquer la collecte nette record sur les fonds en euros :

– la baisse des rachats effectués sur les contrats d’assurance-vie, alors qu’une forte hausse avait eu lieu en 2017 en raison d’un contexte incertain (loi Sapin II, élection présidentielle, puis réforme de la fiscalité) ;

– les arbitrages en faveur des supports en euros. En 2019, les arbitrages nets en faveur des fonds euros se sont ainsi élevés à 13,2 milliards d’€.

Rémy FOSSET aux éditions Francis LEFEBVRE.

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