Pourquoi les investisseurs se ruent sur les  » Emprunts d’état « 

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Le sentiment de marché reste particulièrement lourd pendant que les combats en Ukraine s’intensifient et que les sanctions économiques pleuvent à l’encontre de Moscou. Une montée de l’aversion pour le risque qui s’est mécaniquement traduite par un impressionnant rallye obligataire.

Preuve en est, les resserrements des rendements des dettes d’État ont été spectaculaires lors de ces dernières séances, oscillant entre 20 et 30 points de base pour les obligations souveraines en zone euro. Le taux allemand à 10 ans, qui avait grimpé à plus de 0,3% ces dernières semaines avec le changement de ton de la Banque centrale européenne, est tombé à -0,09%. Il chute de 22 points de base, soit sa plus forte baisse sur une séance depuis 2016. Le rendement de l’OAT française de même maturité recule de 25 points de base, à 0,35%, profitant de la ruée des investisseurs vers les actifs jugés sans risque.

Cet attrait pour les dettes d’États devrait se poursuivre, les investisseurs craignant une stagflation en Europe, due à la flambée des prix des matières premières et à son impact sur la croissance.

Divers outils en ligne ont été mis à disposition des acheteurs afin de connaître les montants des transactions immobilières réalisées au cours des dernières années. Ces outils sont ceux utilises par CACP64 et le site gouvernemental Patrim.

Quel que soit l’outil, la base de données des deux sites provient des données de la Direction des impôts, qui procède à l’enregistrement de chaque transaction immobilière. Cette base est régulièrement mise à jour : à la fin du mois d’avril et la fin du mois d’octobre de chaque année. Avec CACP64, on peut connaître le prix de vente auquel les précédents acquéreurs ont acheté le bien, mais aussi les prix pratiqués dans un secteur précis. Le site donne le chiffre net vendeur, sans frais d’agence ni frais de notaire, le type de bien (maison, appartement, etc.) en précisant le nombre de pièces ainsi que la surface bâtie et la surface de la parcelle.

Pour le site Patrim, ce dernier est accessible avec une identification par numéro fiscal ou via France Connect. Il offre l’avantage de fournit davantage d’informations comme les matériaux utilisés, l’année de construction ou encore les dépendances, mais également un historique des transactions plus complet.

Parlons de SCPI !

Selon l’Observatoire des SCPI de Linxea, le rendement moyen des SCPI devrait s’établir à 4,42 % en 2021, contre 4,18 % l’année précédente (71 SCPI étudiées). Dans le détail, les SCPI diversifiées offrent, comme l’an passé, le meilleur rendement moyen à 5,10 %. Autre signal très positif pour cette catégorie : près de la moitié des SCPI ont vu le prix de leur part revalorisé en 2021 (dix SCPI sur vingt-deux). Les produits de la catégorie commerces affichent un rebond de leur taux de rendement supérieur à 12 % Néanmoins, le poids de leur collecte reste limité à 3 %.

S’agissant des SCPI spécialisée, les performances sont hétérogènes avec des solutions performantes (santé, logistique) et d’autres ayant souffert de la pandémie, à l’image de l’hôtellerie.

Le bureau reste la classe d’actif de référence avec 45 % de la collecte captée sur l’année. Investisseurs et gérants demeurent confiants. Cela se traduit par une relative stabilité des rendements, avec une baisse contenue à -1,81 %.

Le résidentiel fait aussi partie des secteurs qui se portent bien. Deux nouvelles SCPI ont été créées en 2021 dans cette catégorie : Allianz Home (Immovalor) et Grand Paris Résidentiels (ancienne SCPI fiscale d’Inter Gestion transformée en SCPI de rendement). A noter, une nouvelle revalorisation du prix de la part pour les Kyaneos Pierre (Kyaneos AM) et Primofamily (Primonial REIM).

Côté collecte, la tendance est à la hausse de 22 %, à 7,4 milliards d’euros, notamment grâce à une collecte nette de 2,2 milliards d’euros au quatrième trimestre, en progression de 42 % par rapport au troisième trimestre. Les SCPI santé et éducation représentent 25 % de cette collecte, portées par Primovie (Primonial REIM) et Pierval Santé (Euryale AM), respectivement n°1 et n°2 des SCPI ayant le plus collectées en 2021. Un nouveau support a rejoint ce secteur, LF Avenir Santé de La Française AM, lancé en novembre dernier. Notons également que la SCPI Activimmo (Alderan) a, exemple, multiplié par quatre sa capitalisation en un an (passant de 78 à 330 millions d’euros) et représente, à elle seule, 4 % de la collecte totale.

Côté produits, 7 nouvelles SCPI de rendement ont été lancées en 2021 (AEW Diversification Allemagne, Allianz Home, Cœur d’Europe, Cristal Life, Epsilon 360, LF Avenir Santé, Sofidy Europe Invest). Trois sont investies à 100 % à l’étranger. D’ailleurs, les investissements à l’étranger ont atteint un record au deuxième trimestre 2021 avec 54 % des acquisitions. Les pays plébiscités sont l’Allemagne et le Royaume-Uni. 

Autre signe positif, 17 SCPI ont revalorisé leur prix de part en 2021, contre seulement deux baisses de prix de part, qui avaient eu lieu en janvier 2021 : Aestiam Cap’Hébergimmo, investie dans l’hôtellerie, et Aestiam Pierre Rendement, investie sur les commerces. 

Enfin, pour 2022, le virage de l’ISR devrait se poursuivre. Neuf SCPI ont été labellisées en 2021, soit quatorze au total. 

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